FFRandonnée
Parrain de l’évènement, la Fédération Française de Randonnée Pédestre m’apporte son aide dans la recherche de sponsors et la logistique nécessaire pour la réussite de ce défi.
Par le biais de son réseau de comités départementaux, je suis en relation avec les associations affiliées pour partager avec eux l’aventure et découvrir leurs actions en faveur de l'environnement.
Grâce à ses outils numériques, j’ai pu concevoir mon itinéraire sur GR @ccess et le site MonGR, de même qu’établir un tableau de marche précis avec l’aide de leurs indispensables Topoguides.
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Côte des Légendes

Pour les passionnés et les curieux de nature, la Côte des Légendes recèle des trésors d’espaces naturels protégés. Parmi eux 3 sites faisant partie du réseau européen Natura 2000 méritent l’attention par ses estuaires discrets, ses dunes remarquables, ses tourbières et étangs… Une mosaïque d’écosystèmes propice à la découverte et l’observation.

Dunes de Keremma

Entre la baie de Goulven et l’anse du Kernic, les dunes de Keremma s’étirent sur plus de 6 kilomètres de blancs rivages. Tantôt collines, tantôt pelouses dunaires, elles se présentent, à leurs extrémités est et ouest, telles deux longues flèches mobiles. Modelées par les actions combinées des courants, des houles et des vents, ces formations sableuses se sont transformées au fil du temps. Transportées par des courants de dérive favorables, de gigantesques quantités de sable coquillier sont venues la consolider. La flèche du Kernic, non alimentée en sable et exposée à de fortes vagues, a été rognée progressivement par un incessant travail de sape.

 

Durant le XIXe siècle, à la suite de tentatives infructueuses initiées au siècle précédent, de grands travaux d’assèchement modifieront durablement le paysage. Construction de digues, renforcement des dunes, assèchement des terres et fondation d’un lieu de vie à dessein utopique s’en suivront.

 

De riches habitats se côtoient sur près de 2000 hectares : vasières, prés-salés, marais et étangs forment de fécondes zones humides où se déploient de riches variétés de formes de vie.

Véritable laboratoire botanique à ciel ouvert, les dunes de Keremma présentent tous les profils dunaires. De remarquables cortèges végétaux les peuplent. À la lisière des marées, un liseré vert tendre annonce le couvert des chiendents des sables dont les longues racines stabilisent la dune. Les pourpiers de mer, grâce à leurs multiples ramifications, colonisent aisément la dune blanche. Plus haut, à l’abri des flots, les orpins âcres viennent ensoleiller de petites touches jaunes les chevelures blondes des oyats. Pas moins de 15 types d’orchidées y ont été recensés comme les majestueux orchis pyramidal et l’étrange ophrys abeille. En amont de la vasière, des champs d’obiones argentées couvrent des prés-salés çà et là parsemés de bruyères marines et de salicornes.

 

Récemment la dune de Keremma a souffert lors du passage de la tempête Ciara. Une brèche de 70 m de large, à Odé Vras, s’est ouverte repoussant le sable sur trente mètres.

Baie de Goulven

Depuis 2018, la baie de Goulven fait partie des zones humides d’importance internationale, labellisée Ramsar. C’est également une réserve ornithologique classée parmi les plus importantes du Nord Finistère qui accueille durant l’hiver et au moment des migrations, un nombre impressionnant d’oiseaux.

 

Sa situation proche d’un massif dunaire conséquent et d’un étang couvert d‘une épaisse roselière lui confère une grande originalité. Ainsi, ce sont près de 40 000 individus répartis en plus de 120 espèces qui transitent chaque année par la baie. Le site est également d’un intérêt national pour une dizaine d’espèces de limicoles dont les pluviers dorés qui sont les plus nombreux à hiverner ici avec 4000 individus. Nombre d’anatidés, tels les canards siffleurs, les sarcelles d’hiver ou les bernaches cravant se nourrissent dans les herbiers marins de la baie. Sur les dunes, alouettes des champs, bouvreuils pivoine et linottes mélodieuses rivalisent de leurs jolis chants. Côté terre, le phragmite aquatique vit dans les entrelacs de la roselière.

Carte de l’état-major 1830 © IGN
Baie de Goulven - 2015 © IGN

En 1826, Louis Rousseau, un homme avant-gardiste se lance dans un projet d’aménagements ambitieux. Il entreprend de nombreux travaux dont la construction d’une digue longue de 700 mètres. Elle comprend un ingénieux système de clapets « anti-retour ». Fermés, ils empêchent la mer de remonter dans les terres et ouverts, ils permettent à la rivière de s’écouler dans la bie. Louis Rousseau transforme ainsi 500 hectares de marais inondables en bonnes terres agricoles, qu’il exploitera ensuite.

Marais de Curnic

Réputé pour la diversité de son habitat, c’est un important site d’hivernage et de halte migratoire pour les oiseaux. La richesse du lieu provient des activités humaines passées associées à un contexte géologique particulier. Ce contraste est particulièrement marqué au pourtour du marais de Curnic : une falaise morte très nette sépare deux zones d’altitude et permet de se figurer l’ancienne ligne de rivage au moment de la dernière grande transgression. Sur 12 hectares autour de l’étang de la digue du Curnic et de la baie de Tresseny s’étendent dunes, prairies humides, tourbières, estran et étangs saumâtres.

 

Le marais dans son étendue actuelle est le résultat d’un endiguement à des fins agricoles. Longue de 500 m, la digue a été achevée en 1836. Une digue et écluse plus anciennes mais non datées, s’observent également dans le polder et témoignent d’une première phase d’endiguement. Pendant plus d’un siècle, la vocation du site sera agricole avec une multitude de parcelles cultivées. Après la seconde guerre mondiale, le site va être profondément transformé : bulbiculture, élevage de moutons, creusement de bassins de pisciculture, plantations d’arbres et surtout extractions de sable de l’étang.

Malgré une faible superficie, la diversité est grande grâce à une mosaïque remarquable de milieux : lagunes, roselières, dépressions dunaires, prairies oligotrophes, tourbières, saulaies… qui s’inscrivent dans un ensemble plus large de milieux littoraux. On peut ainsi observer à la tourbière des plantes carnivores comme le Rossolis et la Grassette. Le site est particulièrement riche en orchidées dont la plus rare est le Liparis de Loesel. Par ailleurs, le peuplement d’insectes est très riche. A titre d’exemple, près d’une trentaine d’espèces de libellules a été observée, et le site héberge une colonie de Damier de la succise (papillon). Le site est également attractif à l’année pour les oiseaux limicoles, les grands échassiers et autres busards des roseaux. De plus, la loutre a récemment recolonisé ce marais.

SOURCE : CONSERVATOIRE DU LITTORAL

MAISON DE DUNES
NATURA 2000
MAISON DE LA DIGUE
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