FFRandonnée
Parrain de l’évènement, la Fédération Française de Randonnée Pédestre m’apporte son aide dans la recherche de sponsors et la logistique nécessaire pour la réussite de ce défi.
Par le biais de son réseau de comités départementaux, je suis en relation avec les associations affiliées pour partager avec eux l’aventure et découvrir leurs actions en faveur de l'environnement.
Grâce à ses outils numériques, j’ai pu concevoir mon itinéraire sur GR @ccess et le site MonGR, de même qu’établir un tableau de marche précis avec l’aide de leurs indispensables Topoguides.
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Parcs Naturels Régionaux méditerranéens

Un Parc Naturel Régional c’est un territoire rural habité, une réconciliation au niveau national pour la richesse de ses patrimoines naturels, culturels et pour ses paysages. C’est aussi un engagement des collectivités locales, qui se traduit par un projet partagé pour le territoire. L’objectif est de concilier préservation des patrimoines et activités humaines à travers le maintien de l’agriculture, le développement d’un tourisme responsable, le maintien des commerces et services de proximité… Il n’y a pas de règlementation particulière, contrairement à une réserve ou un Parc national.

SUPERFICIE & POPULATION

Camargue : 101 000 hectares (11 000 habitants)

Alpilles : 51 000 hectares (50 000 habitants)

Luberon : 185 000 hectares (183 357 habitants)

Verdon : 188 000 hectares (33 000 habitants)

Préalpes d’Azur :  89 000 hectares (31 300 habitants)

Parc Naturel Régional de la Camargue

La Camargue comprend 2 types d’écosystème différents avec une partie nord constituée par les limons du fleuve qu’on appelle « lacustre », douce et favorable à la culture donc transformée en terre agricole. Une partie sud appelée « laguno-marine » qui elle a été remaniée par la mer, plutôt salée et moins favorable à l’agriculture soit une zone plus naturelle.

Protéger la nature contre l’homme
À l’époque de l’après-guerre, au moment du plan Marshall, il y a eu d’énormes investissements pour construire tout un réseau hydraulique afin de lancer la culture du riz de façon colossale entrainant ainsi une transformation complète du paysage et du biotope. Face à cela, il y a plus de 65 ans, Luc Hoffmann créé l’institut de recherche de la Tour du Valat. Constitué d’abord autour de passionnés (botanistes, zoologues…) puis rejoint par des spécialistes (chercheurs, ingénieurs…), ils agissent afin de comprendre ces écosystèmes dans leurs différentes composantes et étudier les tendances d’évolutions des zones humides.

 

L’objectif étant de réconcilier l’homme avec la nature et faire en sorte de trouver un point d’équilibre.

Proposer de nouveaux modes de gestions
Les solutions fondées sur la nature et intégrant les facteurs sociaux constituent une alternative attrayante à la gestion des risques naturels et la protection de la biodiversité. En passant par la mise en place d’une agriculture plus durable à l’opposé des cultures de riz intensives et celles de légumes industriels (tomate, melon…) et d’une agroforesterie basée sur une viticulture jumelée aux changements climatiques (cépages méridionaux), ou encore à travers des élevages traditionnels style manade avec de petits troupeaux en très extensif (sans fourrage, sans médicaments…) mais également via une chasse adaptée en fonction des enjeux grâce à un suivi scientifique, une meilleure gestion des pratiques et l’utilisation de munitions alternatives sans plomb.

Impacts du changement climatique
Le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations, canicules…) qui affectent déjà les écosystèmes et la biodiversité camarguaise. Cette dernière est particulièrement menacée avec un niveau marin qui pourrait s’élever de 10 à 25 cm d’ici 2050 faisant ainsi disparaitre les zones humides désormais sans protection, malgré la Convention de Ramsar. Quant à la hausse des températures de 1°, cela aura pour conséquences une nouvelle répartition des oiseaux avec des migrations soudaines vers le nord et une désynchronisation de leurs ressources alimentaires. La flore sera également touchée avec une remontée des écosystèmes pour un paysage plus adapté à la salinisation du sol.

 

D’un autre côté, l’affaiblissement d’une digue d’enrochement et l’avancée de la plage ont permis le rétablissement de la dynamique côtière qui avait totalement disparu. Certes le littoral a reculé, mais il s’est doté d’un nouvel espace de défense naturel et modulable.

Parc Naturel Régional des Alpilles

Le territoire du Parc naturel régional des Alpilles est un des joyaux de la Provence préservé, habité et fragile. La richesse des Alpilles repose sur la rencontre entre une nature méditerranéenne, une agriculture traditionnelle et des activités humaines soucieuses du respect de l’environnement.

Mosaïque de paysages foisonnante de vie

Habitats rocheux : rochers, grottes, cavités, éboulis et falaises calcaires abritent de nombreuses espèces d’oiseaux, de chauves-souris ainsi qu’une flore discrète mais remarquable.

Habitats forestiers : Les vieilles forêts de chênes (Chênaies) constituent des milieux intéressants pour la faune et la flore. Les pinèdes colonisent progressivement les milieux en augmentant le risque d’incendie.

Habitats humides : Les quelques points d’eau souvent temporaires, les fonds de vallon boisés de feuillus, frais et humides, servent de refuge et de garde-manger à de nombreuses espèces.

Habitats à pelouses sèches : Pelouses sèches et garrigues claires abritent la faune et la flore typiquement méditerranéennes du massif. La « baouque », en provençal, est une association végétale de pelouses à Brachypode rameux. Elle est particulièrement riche en espèces de plantes. On en dénombre jusqu’à 80 sur quelques mètres carrés et sa présence est intimement liée au pastoralisme.

Réouverture de milieux

170 hectares de garrigue ont été rouverts en 2016 dans les Alpilles, en concertation avec de nombreux partenaires et acteurs locaux, dont 27,2 hectares à Mouriès (entretenus par du pastoralisme) et 3,7 hectares à Aureille (entretenus par des chasseurs). Le broyage en mosaïque de la végétation crée une diversité de structures qui favorise la biodiversité.

Le renforcement de la population de lapins : 12 garennes, dont 3 grandes clôturées, ont été construites sur des secteurs débroussaillés. Ces travaux complètent les nombreuses activités de la société de chasse Artémis en faveur du petit gibier.

Les oiseaux menacés tels que l’aigle de Bonelli, mais aussi le petit gibier, Lapin de garenne et Perdrix rouge, profitent de ces actions.

Projet « Life des Alpilles »

Le projet européen « LIFE des Alpilles« , engagé par le Parc de 2013 à 2019, a conduit des actions en faveur de 13 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire présentes dans les Alpilles. Des actions de promotion des activités humaines ont contribué au maintien des paysages et de la richesse écologique du massif.

Parc Naturel Régional du Luberon

Situé entre Durance et monts de Vaucluse, le Luberon s’articule en plusieurs grandes formations géographiques et végétales représentant autant d’écosystèmes qui recèlent une faune et une flore très diversifiées. Ces sites naturels remarquables recèlent eux-mêmes des milieux exceptionnels que le Parc du Luberon s’attache particulièrement à préserver.

Patrimoine naturel

Les zones de crêtes du massif du Luberon sont un exemple de biodiversité. Constituées de végétaux bas ou rampants, ces pelouses résultent de l’action combinée des troupeaux et des rongeurs mais aussi d’une adaptation aux rudes contraintes climatiques : le vent presque permanent, la sécheresse estivale et les basses températures de l’hiver. Mais la profusion de fleurs au printemps, parmi les touffes de graminées (fétuque de mouton, brome érigé…), ont transformé ces lieux en jardin naturel où éclatent sans retenue certaines orchidées, comme l’orchis mâle ou l’ophrys de Bertolon (espèce protégée).

 

Espèce maîtresse des versants nord, le chêne blanc ou pubescent – roure en provençal – affectionne la fraîcheur et les sols profonds. À la différence du chêne vert, il perd son feuillage en hiver, après être passé à l’automne par de magnifiques teintes allant du jaune au marron. La luminosité de ces sous-bois explique la flore abondante qui s’y développe. L’exploitation intensive de la chênaie pubescente au cours des derniers siècles (charbon de bois, chauffage, construction…), ainsi que l’érosion des sols, ont certainement entraîné sa substitution par le chêne vert.

 

« La Durance inconstante, sans lit, sans borne et sans retenue », disait Pline à propos de l’impétuosité légendaire de cette rivière torrentielle. L’ancien fleuve qu’elle était, dont le delta a formé la plaine de Crau, constituée de nombreux galets charriés des Alpes, a dévié son cours pour devenir affluent du Rhône au sud d’Avignon. Ses crues dévastatrices, à la fonte des neiges, ont modelé un lit naturel impressionnant pouvant atteindre 1 km de large par endroits. Aujourd’hui domestiquée par de nombreux barrages, la Durance reste l’un des ensembles biologiques les plus riches de Provence. Sa vallée alluviale, potentiel agricole considérable et voie ancienne de communication avec les Alpes, a été le principal axe de développement économique de la région et constitue la limite méridionale naturelle du Luberon.

Patrimoine agricole

Les champs de lavande émaillent les paysages luberonnais, qu’ils colorent au début de l’été de stries bleu-mauve. Dans les collines sèches de la Provence intérieure, la lavande sauvage fut utilisée dès le Moyen Âge pour la composition de parfums et celle de médicaments. Au milieu du XIXe siècle, la récolte va peu à peu s’organiser pour créer une très importante activité économique dans les années 1920. Aujourd’hui, outre la vente de bouquets de fleurs séchées, les utilisations industrielles multiples  (parfums, cosmétiques, pharmacopée, savons et détergents…) permettent l’exportation de 90% de la production globale d’essence.

 

L’olivier, adapté au climat chaud et sec, est l’arbre typique des paysages méditerranéens. Introduit en Provence par les Grecs, il y a près de trois mille ans, il représente ici plus qu’une simple culture, en particulier dans le massif du Luberon. Chaque verger a une histoire, des secrets. Les lieux de prédilection de l’olivier dans le Luberon se situent sur des terrasses ou de légers piémonts exposés sud-sud-est. La récolte se fait en novembre-décembre, lors des premiers froids de l’hiver.

Parc Naturel Régional du Verdon

Le Parc Naturel du Verdon est un territoire remarquable aux nombreux patrimoines riches et fragiles. C’est aussi un projet de développement responsable basé sur des objectifs précis formalisés dans un document appelé la « charte » qui garantit la valorisation et la qualité des paysages ainsi qu’une meilleure gestion des ressources naturelles (eau, forêt…).

Préservation des écosystèmes emblématiques
Entre Alpes et Méditerranée, le Verdon est un territoire très diversifié avec une mosaïque de 7 zones paysagères articulées autour de la rivière. Le parc abrite 2 200 espèces de plantes (1/3 de la flore française) permettant une grande diversité animale qui se traduit par l’importance d’espèces communes et la présence d’espèces remarquables telles que l’Outarde canepetière, le Lézard ocellé de même que 22 espèces de chauves-souris.

 

En plus de plusieurs zones classées Natura 2000, une réserve naturelle régionale et des Espaces Naturels Sensibles (gérés par le département du Var), le parc accueille une forêt méridionale protégée par l’ONF en tant que réserve biologique. Pour sauvegarder ces biotopes délicats des dispositifs de lutte contre les espèces invasives furent mis en place, notamment au bord des cours d’eau afin de protéger les espèces endémiques comme par exemple l’écrevisse à pattes blanches.

Gestion durable des ressources
La rivière Verdon, avec ses 165 km et une capacité de stockage de 434 millions de m3, constitue, avec la Durance le château d’eau de la Provence. Elle produit près de 600 millions de kWh par an (soit la consommation annuelle de Aix-en-Provence) et alimente en eau potable de nombreuses villes de la région. Elle est également nécessaire à l’agriculture qui reste une activité importante avec 800 exploitations soumises à des évolutions environnementales fortes. Au-delà d’assurer une gestion et une utilisation équitable de l’eau, il faut également accompagner l’activité économique au changement climatique et à une transition énergétique.

 

Malgré tout, les projets d’aménagement avec la création de barrages à la suite de grandes politiques d’Etat, ont largement modifié la physionomie du territoire et de ses écosystèmes.

Développement d’un tourisme responsable
Les Gorges du Verdon sont un milieu naturel exceptionnel autour d’une montagne en creux dotée d’accès faciles et propices aux activités de plein air (randonnée, escalade, canoë…). Toutes ces pratiques ont un impact direct sur la nature dès lors qu’elle joue un rôle de support au coeur d’un biotope fragile. La préoccupation principale est donc de trouver un point d’équilibre entre le développement touristique et la préservation de ces milieux. De ce fait certains sites sont protégés par arrêtés préfectoraux afin de protéger des espèces menacées comme l’Apron du Rhône.

 

Pour faire face à ce contexte qui chaque année attire entre 1 et 1,5 million de visiteurs, des stratégies comme l’ « Espace Valléen » et le programme « Voir le Verdon en grand ! » ont vu le jour pour répondre à ces enjeux.

Parc Naturel Régional des Préalpes d’Azur

Le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur est un territoire de moyenne montagne, entre un littoral urbanisé et la haute montagne. Il possède une histoire riche et complexe, liée notamment à l’industrie du parfum à Grasse, ainsi que des paysages remarquables (clues, gorges, grands plateaux) et quelques villages perchés de caractère.

Biodiversité riche et préservée

Le territoire des Préalpes d’Azur comprend 6 sites Natura 2000 qui couvrent 25% de sa superficie.

 

Les Préalpes d’Azur abritent une biodiversité reconnue comme exceptionnelle au niveau mondial, qui mérite toute notre attention. Des inventaires d’espèces menacées sont réalisés grâce au programme Espace Valléen afin de concilier leur préservation avec nos modes de vie.

Un tiers de la flore métropolitaine, soit plus de 2 000 espèces végétales, est présente dans le Parc et 40 sont strictement endémiques. Certaines sont toutes spectaculaires comme le Lis de Pompone, d’autres sont plus discrètes comme la Campanule blanchâtre.

 

Une faune diverse et variée habite ces contrées comme des insectes (Criquet hérisson, Rosalie des Alpes, Magicienne dentelée…), des amphibies (Rainette de Provence, Spélerpès de Strinati, Salamandre tachetée…), des poissons (Truite fario, Barbeau méridional, Blageon…), des reptiles (Lézard vert, Orvet, Couleuvre vipérine, Vipère d’Orsini…), des chauves-souris (Pipistrelle de Kulh, Petit rhinolophe, Grand murin…), des oiseaux (Vautour fauve, Tétras-lyre, Faucon pèlerin, Cincle plongeur…) et des mammifères (Musaraigne, Ecureuil roux, Loup…). Les Préalpes d’Azur abritent également 5 espèces d’ongulés sauvages et chassables : le cerf, le chevreuil, le chamois, le mouflon et le sanglier. Généralement discrète et peu visible, cette faune est pourtant bien présente.

Laboratoire d’énergies renouvelables

Le Parc naturel régional des Préalpes d’Azur va prochainement accueillir sur son territoire un poste source. Ce poste de transformation est un élément essentiel de la structuration du réseau électrique. Afin de pallier un manque mis en évidence par le Schéma régional de réseau et de raccordement des énergies renouvelables, la commune de Valderoure a été désignée pour recevoir cet équipement. Ainsi un contexte favorable se précise pour le raccordement de Grands projets d’énergies renouvelables jusqu’à 15 km aux alentours. Le Parc naturel régional a choisi d’étudier ce sujet en proposant une réflexion sur l’aménagement possible de cette zone tout en conciliant qualité de vie et développement.

 

L’objectif de la stratégie énergétique du Parc vise une autonomie en électricité et en chaleur d’ici à 2030. Néanmoins ce développement doit se faire dans le respect des axes de la Charte du Parc naturel régional, notamment celui de la préservation de ses paysages emblématiques. Le croisement des enjeux énergétiques, agricoles, touristiques, paysagers et liés à la biodiversité est au coeur de cette réflexion. Afin de préserver les paysages remarquables du Parc, des sites discrets devront être privilégiés pour l’implantation de centrales photovoltaïques au sol. Les grands plateaux comme celui de Valderoure peuvent constituer un gisement important pour ce type d’installations. Néanmoins, leur conception devrait, en plus d’une démarche d’intégration paysagère exemplaire, permettent d’associer d’autres usages. Les réserves d’eau de pluie peuvent constituer une réponse face au changement climatique et permettre d’autres activités : agriculture adaptée, pêche, lutte contre les incendies… L’ensemble de ces usages et leurs gestions contribuerait à la formation de pares feux à l’échelle des massifs forestiers.

SOURCE : TOUR DU VALAT / PNR DU VERDON / PNR DES PREALPES D’AZUR / FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT

TOUR DU VALAT
LIVRET TRANSITION ENERGETIQUE – 2019
FEDERATION PNR
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