FFRandonnée
Parrain de l’évènement, la Fédération Française de Randonnée Pédestre m’apporte son aide dans la recherche de sponsors et la logistique nécessaire pour la réussite de ce défi.
Par le biais de son réseau de comités départementaux, je suis en relation avec les associations affiliées pour partager avec eux l’aventure et découvrir leurs actions en faveur de l'environnement.
Grâce à ses outils numériques, j’ai pu concevoir mon itinéraire sur GR @ccess et le site MonGR, de même qu’établir un tableau de marche précis avec l’aide de leurs indispensables Topoguides.
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Finistère sans nucléaire

En Bretagne se trouvent différentes ressources énergétiques, essentiellement renouvelables comme l’énergie marémotrice avec l’usine de la Rance, l’énergie éolienne avec 142 parcs éoliens terrestres en 2014, ainsi qu’un peu de solaire photovoltaïque et du biogaz par méthanisation. En revanche, le sol est très pauvre en énergie fossile et l’uranium présent fut source de plusieurs tentatives désastreuses écologiquement et socialement.

Lutte anti-nucléaire à Plogoff

La décennie 1970 fût celle du développement du nucléaire en France. En réponse au premier choc pétrolier de 1973, l’Etat décida de lancer un vaste programme de construction de centrales, dont cinq sites furent choisis en Bretagne : Beg an Fry, Ploumoguer, Saint-Vio, Erdeven et Plogoff.

 

Les premiers forages seront effectués en 1976, à Plogoff, pour tester la viabilité du projet. Le 6 juin, un comité de défense fût créé et des barrages sont organisés par la population pour empêcher l’intervention de l’Etat dans la commune. Mais à l’automne 1978, le site de Plogoff est définitivement retenu, et sur place la résistance s’intensifie. En septembre, des manifestations à Brest et à Quimper réunissent respectivement 10 000 et 8 000 personnes, puis de nouveau 10 000 à Plogoff le 3 juin 1979. L’année suivante fût décisive pour la lutte car l’enquête d’utilité publique menée auprès des habitants fût sabotée, et les affrontements avec les forces de l’ordre deviennent quotidienne.

© INA

© INA

Cette lutte filmée par le couple de réalisateurs Nicole et Félix Le Garrec, donna lieu au documentaire Des pierres contre des fusils, dont on célèbre les 40 ans cette année. Les gens s’intéressent alors aux questions relatives au nucléaire et à ses dangers potentiels, dans ce qui devient un des premiers combats écologiques en France. Le 24 mai 1980, une journée de soutien réunissait entre 100 et 150 000 personnes dans la baie des Trépassés, à l’extrémité du Cap-Sizun, avec fest-noz géant en clôture. Le 9 avril 1981, le candidat à la présidentielle François Mitterrand se rendit à Brest et débuta son meeting en disant : « Plogoff ne figure pas et ne figurera pas dans mon plan nucléaire. ». Quelques jours plus tard, le 27 mai, le nouveau ministre de la Mer annonça donc l’abandon du projet lors du Conseil des ministres.

Centrale expérimentale de Brennilis

Située dans les Monts d’Arrée la centrale fût construite en 1962, avec un réacteur expérimental EL4, par le Commissariat à l’énergie atomique. Elle fût ensuite mise en exploitation en 1967, cette centrale était la seule en France à fonctionner avec un réacteur à eau lourde. Mais le test ne fût pas concluant car pendant dix-huit ans le site fonctionna par intermittence, avant d’être mis à l’arrêt en 1985 au profit d’un réacteur à eau pressurisée, jugé plus stable. A l’époque, cette décision engendra le premier chantier de démantèlement jamais réalisé en France.

© Sortir du nucléaire Cornouaille

Depuis que le combustible nucléaire a été évacué lors de la première phase du démantèlement, achevée en 1997, 99% de la radioactivité du site a disparu, assure EDF. Mais en 2007 durant la deuxième phase, le Conseil d’Etat, sollicité par le réseau Sortir du nucléaire suite à une analyse des plantes aquatiques prélevées aux abords de la centrale présentant des traces de césium et de cobalt, annule le décret autorisant le démantèlement complet de la centrale en pointant un manque de transparence et exigeant une enquête publique.

 

Le chantier reprendra en 2011, après un nouveau décret acceptant un démantèlement partiel ainsi que l’assainissement des terres sous-jacentes aux structures. Cependant la demande d’EDF pour un démantèlement complet reçut un avis de non-recevabilité car l’entreprise pouvait démanteler le réacteur, mais n’était pas en mesure de stocker ces déchets, susceptibles de rester dangereux pendant des milliers d’années.

 

En 2018, EDF affirme avoir terminé les travaux d’assainissement des sols situés sous le radier de la station et attend les autorisations réglementaires pour entamer la dernière étape du démantèlement, à savoir le cœur du réacteur. Aujourd’hui, EDF estime que le démantèlement complet pourrait être achevé en 2039, mais le site nécessite toujours une étroite surveillance.

Dans le cadre du Pacte électrique breton, une centrale à cycle combiné au gaz est en cours de construction à Landivisiau. La centrale émettra une grande quantité de gaz à effet de serre ce qui en fait un projet très controversé et une ZAD à l’heure de la lutte contre le changement climatique.

 

SOURCE : AFP / INA / LE MONDE / FRANCE INFO
PHOTO DE COUVERTURE : HELENE CAYEUX

RAPPORT DE 1978
IMPACT BRENNILIS 2007
PROJET EL4 2017
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